• Lunatiq

Les « clés-Naturo » pour mieux-vivre la ménopause !

La chronique naturo de Lunatiq, podcast et émission Holistique qui vous veulent du bien,

ce mois dans notre émission N° 33, Gwenaëlle nous parle de la ménopause !

 

Dans cette Emission, et enn compagnie de Valerie, et Gwenaëlle nous avons discuté sur le sujet tabou de cette période dans la vie des femmes . On retrouve ensuite la Chronique des idées-clics avec Sylvie Verchère Merle qui nous parle de la déesse Morrigu, personnage de la mythologie Celte.On voit comment se relier à elle et quelles sont les questions que Morrigu nous invite à nous poser.


 

Quelles sont les différentes phases de la ménopause ?



D’abord, l’âge peut varier de façon significative et les manifestations diffèrent également d’une femme à l’autre et ne sont pas de même intensité. Il existe 3 phases qui rythment cette période : la pré-ménopause, la péri-ménopause-ménopause et le post-ménopause.

- La pré-ménopause s’étendrait sur une période 1 à 8 ans et pourrait débuter vers l’âge de 40 ans. Un intervalle dans lequel la disparition de l’ovulation est graduelle (c’est-à-dire jusqu’à ce que les ovaires épuisent leur stock d’ovules fécondables). Mais, c’est aussi, le début du ralentissement du fonctionnement des ovaires. Cette période invite parfois des symptômes assez proches du SPM (raccourcissement ou allongement du cycle, gonflement des seins, bouffées de chaleur ...). Rappelons que c’est un phénomène biologique et naturel marqué par la baisse de la progestérone qui laisse agir les œstrogènes comme s’ils étaient sécrétés en excès. Ce qui produit un déséquilibre hormonal.

o Ces œstrogènes existent pour soutenir la maturation des ovocytes et de l’épaississement de la muqueuse utérine (l’endomètre). Lorsque leur taux chute, l’endomètre cesse de s’épaissir chaque mois: c’est l’arrêt des règles. En leur absence, la vulve et le vagin s’atrophient, les muqueuses s’assèchent et la flore vaginale se fragilise, ce qui est la porte d’entrée à plus de vulnérabilité face aux infections.

  • - Vient ensuite la phase de péri-ménopause avec des cycles irréguliers qui glisse vers la transition qui marquerait l’arrêt définitif des menstruations. On nommera ceci la ménopause qui dure 1 journée car c’est la dernière fois où la femme aura ses menstruations mais, l’on accordera le mot de ménopause installé qu’à partir du moment où cela fait 12 mois sans règle ni toute forme de saignement. C’est là, la signature réelle de la ménopause souvent autour de 50 ans. Donc, 12 mois consécutifs sans règle !

  • - La dernière phase appelée post-ménopause est vécue différemment : il y a celles qui ont des symptômes qui diminuent pendant que d’autres n’en ont plus aucun. Toutefois, certains signes peuvent apparaitre : sécheresse vaginale, déperdition osseuse par déminéralisation, tache cutanée, les cheveux peuvent devenir cassants, leur densité diminue. Voyons le bon côté des choses la pilosité pubienne et celle au niveau des aisselles se raréfient : adieu l’épilation régulière. Finalement, le corps devra s’adapter à son nouvel équilibre hormonal et le mental à l’idée de la perte de la fertilité pour celles à qui cela arrive prématurément (le chiffre 7% semblerait indiquer avant 40 ans).

Comment ça se passe dans le corps aux niveaux des hormones ? Les hormones du cycle menstruel assurent un véritable dialogue à double sens qui met en scène le cerveau (plus précisément, l’hypothalamus et la glande endocrinienne appelée hypophyse) et les ovaires. Le tout permet de déclencher les différentes phases du cycle menstruel. Mais, à l’approche de la préménopause, l’équilibre hormonal se fragilise : les ovaires épuisent graduellement leur réserve ovocytaire et les corps jaunes sécrètent moins de progestérone, ce qui peut s’exprimer avec des cycles irréguliers. Par la suite, les taux d’œstrogènes peuvent fluctuer donnant le change parfois à des conséquences tels que des maux de ventre, une tension dans les seins, irritabilité... Ensuite, c’est la catastrophe (non, je blague !) Ensuite, pendant la péri-ménopause, les taux d’œstrogènes s’écroulent ce qui peut se traduire par de la fatigue, des bouffées de chaleur > ici, en réaction à la chute des œstrogènes provoquant une dilatation rapide et une sudation brutale, souvent nocturne), une sécheresse vaginale ou des infections urinaires. Ces déplaisances disparaissent généralement lors de la post-ménopause. Par contre, certains corps change de silhouette (prise de poids, vieillissement de la peau, modification des seins, des cheveux, fragilité osseuse ...).

Quelques conseils naturo ? Plante, hygiène de vie, alimentation / sport ... ? En naturopathie, l’interprétation par exemple des bouffées de chaleur sera exprimé sur un autre registre : celui de la surcharge humorale (des liquides de l’organisme). Si le trajet est fluide et ne comporte pas trop d’éléments déchets, l’organisme se régulera et éliminera. Par contre, le mode de vie fait que se cumulent des freins, des perturbations. L’affaiblissement fonctionnel ou l’encrassement des organes tel que le foie (qui a son rôle de filtre des déchets) sera moins performant, le manque d’activité physique voire la consommation déséquilibrée de sucre, café, aliments transformés, tabac ralentira l’évacuation de ces toxines-déchets. D’ailleurs, le tabac aurait semble-t-il une action anti-oestrogénique sans oublier l’impact sur le cardio-vasculaire et pulmonaire au passage. Dans La vie naturelle de Lacroix et Ollivier les auteurs expliquent que « les femmes fumeuses seraient ménopausées plus jeunes et que, surtout, leur taux d’œstrogènes serait moins élevé d’un tiers par rapport à une population de femme non fumeuse du même âge » > attention, aux conclusions hâtives qui inviteraient à fumer pour celles soufrant d’une hyperoestrogénie !

Dans ce contexte, il ne sera pas absurde de considérer les bouffées de chaleur comme autant de manifestations ou de tentatives d’élimination de ces indésirables par les glandes cutanées (sudoripares = responsable de la sueur et sébacées). La peau est une porte de sortie secondaire prenant le relais sur le foie. D’où la nécessité de l’hygiène de vie.

Voici quelques suggestions à apprivoiser pour limiter la prise en charge vers l'hormonothérapie substitutive pour les femmes ménopausées.
  • - Transpirer volontairement pour moins transpirer involontairement > c’est le moment du footing en forêt ou de nettoyer de fond en comble la maison . Sauna ou Hamman les filles ? c’est mieux que le ménage ...

  • - Cure de superaliments porteurs de vitalité tels que les jus de légumes réalisés avec un extracteur de jus (carotte/betterave/navet > la carotte semblerait soutenir la consolidation de la structure osseuse par sa présence en calcium et silice ou céleri/persil/épinard < le persil soutiendrait les glandes sudoripares, le céleri contient de l’œstrogène phytochimique anéthol qui soulagerait les symptômes de la ménopause, grâce à l’épinard, vous obtiendrez des isoflavones

  • - Cure de silicium (soupe d’ortie) sur les conseils éclairés d’un professionnel

  • - Préférer déguster les sardines avec les arêtes source de Calcium, les feuilles de navet en salade, haricots blancs, fenouil, chou kale ...

  • - Préférer les graines de tournesol connue comme source d’œstrogènes végétaux structurellement et fonctionnellement similaire aux œstrogènes. Des études montrent que les œstrogènes végétaux et les isoflavones ont des propriétés bénéfiques qui pour les troubles de type post-ménopausiques.

  • - Un apport régulier en vitD (ou huile de foie de morue ou de flétan) soutiendrait la structure osseuse et l’immunité affaibli par la fatigue

  • - Les graines de sésame ou les algues (wakamé) riches en calcium ou la klamath s’avèrerait être également une réponse de la médecine naturelle à certains troubles par sa richesse nutritive, notamment en VitK (essentielle pour la coagulation sanguine et le métabolisme des os) sauf pour une personne sous traitement anti-coagulant et aucune de ces suggestions ne se substituent à un régime alimentaire équilibré ou à un traitement médical bien évidemment !

  • - La méditation, le yoga ou la gyné-gym de Mona Hébert peut accompagner le mental à se détendre face aux tumultes des interrogations qui peuvent émerger face à la ménopause


o Mona Hébert auteur de « la médecine des femmes » (édition du Roseau) – stage en France, canadienne d’origine

  • - Via un professionnel de santé : la phytothérapie avec des plantes œstrogènes-like ou progestérone-like

  • - Accompagner le foie par des cures de draineuses et/ou régénératrices (le foie, organe central dans l’élaboration des hormones et dans bien d’autres fonctions liées à la détoxification, la biosynthèse des vitamines et d’enzymes, le métabolisme des protéines

Quelles sont les interrogations des femmes en général ?

" Peut-on prendre du poids avec le THM ?" " Est-ce que j’ai plus de risque de fracture osseuse après la ménopause ? " Je cite Maryline Jomier, naturopathe, précise dans son mémoire de fin d’études que d’après plusieurs études, un entrainement régulier et répétitif permet à l’os de gagner 1% ou 2% en densité. Faible en apparence, ce gain multiplie par dix la résistance aux fractures. Quant au chercheur canadien Guy Thibault, docteur en physiologie de l’exercice et spécialiste des sports d’endurance exprime « que certaines pratiques physiques régulières peuvent réduire de 20% à 35% le risque de fracture, parce qu’elle a un effet directe sur la résistance des os aux endroits où il sont le plus sollicités », de plus je cite « le complément en vitamine D est utile à la santé osseuse que s’il est conduit avec une activité physique. Celle-ci provoque un phénomène électrique qui permet au calcium de se fixer aux os, plus spécifiquement aux endroits où il y a un besoin de solidification. C’est le phénomène de mécanotransduction. Sans activité physique, le calcium obtenu de la supplémentation ne se fixe pas nécessairement complètement aux os ».




Comment aller au-delà « de la peur des symptômes » comme si c'était une maladie ?

Sur le plan de la santé globale, la peur est l’ennemi de l’équilibre, le frein dans l’action. Prenons le contre-pied de la peur, si je programme dans mon esprit que tout ce qui apporte la plaisir, la joie, la détente apportera la confiance en soi alors, pourquoi s’en priver ! Être une femme ménopausée ouvre la voie à une nouvelle Femme, celle libérée ! Un bon équilibre psycho-émotionnel rime avec une meilleure transition de cette étape de vie.


C’est le bon moment pour prendre des initiatives quant à la nouvelle voie du sens de sa vie. La santé naturelle s’enracine dans son engagement actif du sens de sa liberté, de cultiver des envies, des projets, des créations plutôt que de resasser ou de vivre dans le passé.


Texte de Gwenaëlle Garcia

06 89 20 22 27 www.naturopathe36.fr / contact@naturopathe36.fr


Merci Gwenaëlle pour ta chronique si précieuse !!


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